J' ECRIS...
Lorsque le venin s'étale éxhausivement sur les plaies de mon être rêveur, et que les tripes s'assèchent en lenteur , et lorsque le sommeil réfractaire se rebiffe et spolie les maintes sollicitations de mon esprit rangé par la lassitude, à un temps terne et stérile où les rideaux de l'obscurité maraudent la luminosité de la lune , je me lève en détresse, je boude la notion du temps, et j'avance aux pas rétifs et tellement hésitants au mur de ma vie où s'est accroché la glace de mes ennuis , j'aperçois si tristement ce visage blême et pâle couvert de soucis où les traits de la solitude se dessinent pathétiquement, je ressens une fine larme chaude se fraye un petit chemin sur ma joue jaunâtre qui s'achève au bout du menton, s'éclater dans l'air comme un rêve inachevé, envolé dans les cieux obscurcis du désespoir. Je tente essuyer les résidus de son triste passage avec les bouts de mes doigts tremblants et je m'assois , faisant semblant que tout va bien pour moi et autour de moi. Je prends
ma plume frétillante et débordante et devant les voiles
de ma mémoire profuse qui laisse défiler des souvenirs intenses
, j'enfreints la nature de mon ultra sensibilité à fleur
de peau , et je muselle les jérémiades de mon coeur frileux
osant me libérer enfin par cette encre révoltante en écrivant
tout ce qui persécute à plein fouet ma quiétude ,
réveille l'orage de mes pensées et sur cette délivrance
qui s'est exilé de mon sort à un monde inconnu. Nadir
H
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