HYMNE A MON CŒUR


Le temps passe à vive allure
Les nuits ne faisaient que des promesses
L’insomnie guette mes yeux telle une tigresse
Le chagrin me ligote et me laisse en paresse
L’esprit las, mais sans que mes yeux baissent
De tracas et des malheurs qui progressent
Et même d’autres crises qui naissent
J’ai laissé mon lit en sagesse
Et je suis sorti de la maison en détresse
Les vents et les tempêtes me caressent
L’obscurité me fracasse et fait de moi des tresses
Comme si je suis à la recherche d’une adresse
Et comme si je vois l’image d’une déesse
Pleine de noblesse et de gentillesse
De la pudeur et aussi de la politesse
Elle égaye mes yeux et met mon cœur en liesse
Mais, hélas ! Le vent souffle et l’image se fracasse
Je me suis retrouvé loin de toute cette richesse
En me plongeant dans une illusion traîtresse
Qui brûle mon cœur et le laisse
Dans un désert en plein sécheresse
Où il n’y a que le noir et le stress
A chaque fois que j’évoque sa finesse
Son nom, me caresse puis me blesse
Me fait sourire puis me couvre de tristesse
C’est là que j’ai su que cette flamme progresse

Nadir H


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