Emotions

Au moment où tout le monde dormait, seul, désemparé, je veillais au rythme terne de mes tristes nuits d'insomniaque. D'un cœur agonisant et meurtri, j'essayais d'atténuer cette furieuse inspiration, extirpée de ma profonde rage, par l'encre inépuisable de mes interminables peines. Je traçais une fine lueur dorée d'espoir au milieu des ténèbres, d'une solitude morose, je dissipais sa frayeur inexorable par les vifs souvenirs indélébiles d'un temps fructueux et effleuré de bonheur.
Eploré, j’en suis sorti en détresse, errant dans les trimards encombrés de ma mémoire, affrontant la rudesse de l'obscurité. Dans un froid glacial d'une sensation fade et macabre, je flairais le parfum exotique de ses traces, je pourchassais l'ombre douce de sa nature exquise, je cherchais ses traits lumineux à travers nos souvenirs intarissables et torrentiels entre la brillance éblouissante des belles étoiles constellées et les profondeurs des mers océaniques. J’entendais et voyais son prénom partout dans mon univers, illuminant mon ciel assombri, tracé par de belles étoiles rutilantes qui jaillissaient de sa splendeur époustouflante, qui éclaircissait les horizons de mon être rêveur. Je marchais seul dans mon interminable insouciance, piétinant un itinéraire raboteux, entre le froid tortionnaire de son absence et l'espoir torrentiel de nos fructueuses retrouvailles. J'essaye de congédier la notion de chagrin du lexique de mes habitudes, d'enfouir mes obsessions dans des terres inconnues, j’essaye toujours de purger mes tristesses et mes douleurs muettes dans l’asile de l'oubli, j'essaye de me sentir, de me convaincre et de me résoudre à atteindre l'orbite de mes rêves fastidieux et je n'arrive toujours pas à me soustraire de mes espérances infinies . . .

NADIR H

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